Bécasse d'Amérique, Scolopax minor, America Woodcock


Pour oberver des bécasses d'Amérique il faut chercher, au printemps, une clairière assez grande dans un bois humide ou pas trop éloigné d'une étendue d'eau. On s'asseoit ensuite silencieusement au crépuscule ou à l'aube et si on est à la bonne place au bon moment, on peut alors profiter du spectacle sonore des acrobaties aériennes qu'offrent les mâles à la pariade.
Il peut aussi arriver qu'on la croise au bord du chemin, mais de deux choses l'une: soit elle se fige et on passe à côté sans la voir, soit elle s'enfuit et le temps de se retourner vers la source du battement d'ailes, elle est partie. Celle-ci, je ne l'ai pas vu; pourtant je suis passé à moins d'un mètre et je l'ai probablement survolé du regard en cherchant des plantes. Dominic, qui me suivait, me l'a signalée. Le temps d'une photo à bout de bras, sans même la regarder pour ne pas l'effrayer, nous avons rapidement passé notre chemin, heureux que le hasard nous ait permis une telle proximité. 

Le scarabée japonais

Introduit par accident en 1916 aux États-Unis, Popillia japonica a fait son entrée officielle au Canada en passant les douanes de Nouvelle-Écosse en 1939 . Depuis, rien ne l'arrête et si je l'avais reconnu plus tôt, il aurait rejoint quelques autres envahisseurs dans le congélateur.
Le Canada et les USA lui font la guerre pour deux raisons: (1) les larves adorent les racines de légumineuses et de gazon (ce qui en soi m'inciterait plutôt à en faire l'élevage), (2) les adultes dévorent à peu près tout ce qui ressemble à une feuille, de l'herbe à l'arbre. Là, on n'est plus d'accord.
Heureusement, après renseignement sur son cycle de vie, son contrôle (pas son éradication) ne semble pas impossible: une seule génération par année, environ 5 œufs par femelle. Il n'y aura qu'à appliquer la loi du talon.