Une plante, un médicament

"Une plante, un médicament" est une série de brèves histoires de la pharmacologie et de la médecine. C'est auss l'histoire d'un lien qui unit le végétal à l’humain, l’herboriste au médecin, le savoir traditionnel à la science et la chimie des plantes à la nôtre.




De l’armoise annuelle à la dihydroartémisinine
La dihydroartémisinine (DHA) et ses deux analogues, l’artéméther et l’artésunate, sont des molécules semi-artificielles découvertes dans les années 80, en Chine. Ces médicaments obtenus par transformation de l’artémisinine, un composé naturel d’origine végétale, sont devenus les dernières armes de la pharmacopée mondiale contre le paludisme depuis que certaines souches des parasites responsables de la maladie ont développé une résistance aux traitements traditionnels ...
Du colchique à la colchicine
La colchicine fait son retour dans l'actualité depuis qu’il a été montré qu’elle permettait de réduire le taux de mortalité des cas graves de COVID 19, mais cet alcaloïde anti-inflammatoire extrait du colchique d’automne a une très longue histoire thérapeutique ...
De l'if aux taxanes
Si l'if symbolisait pour les peuples celtiques et germains la pérennité de l'âme dans la mort (un symbolisme qui s'est transmis jusqu'à nos jours par l'utilisation ornementale des ifs dans les cimetières), jamais il n'a été utilisé pour soigner. Au contraire, sa toxicité était déjà bien connue des peuples de l'Antiquité et Jules César rapporte que les gaulois enduisaient de son suc la pointe des flèches qu'ils destinaient à leurs ennemis ...
Du pavot à la morphine
L'usage du pavot somnifère (Papaver somniferum) se perd dans la nuit des temps. Il y a 5000 à 6000 ans, les Assyriens et les Sumériens extrayaient déjà son latex qu'ils appelaient "gil" (joie) et que nous connaissons aujourd'hui sous le nom d'opium. 1500 ans avant notre ère, les Égyptiens utilisaient ses propriétés analgésiques et somnifères pour soigner les maux de tête et calmer les enfants. Les Grecs et les Romains, quant à eux, le considéraient à la fois comme un remède et comme un poison. À partir du VIème siècle de notre ère, les arabes étendirent sa culture à travers leur empire. Objet de commerce, il fut introduit en Inde au IXème siècle, puis en Chine au XIème ...
Du perce-neige à la galantamine
La galantamine, ou galanthamine, est un alcaloïde produit par les plantes de la famille des Amaryllidacées comme les perce-neiges (Galanthus spp), les nivéoles (Leucojum spp) et les narcisses (Narcissus spp). Elle est prescrite depuis le début des années 2000 sous le nom commercial de Remimyl® ou de Razadyne® pour tenter de ralentir le déclin cognitif causé par la maladie d’Alzheimer ...
Du quinquina à la quinine
La quinine fut longtemps le seul médicament efficace contre le paludisme. Cet alcaloïde naturel aux propriétés antipyrétiques (contre la fièvre) et antipaludique (contre la malaria) ne fut vraiment supplanté par les antimalariques de synthèse qu'à partir de la seconde moitié du XXème siècle ...

Du saule à l'aspirine
Deux mille ans avant notre ère, les sumériens prenaient déjà de l'écorce de saule en décoction ou en poudre pour soigner la fièvre et la douleur. En Chine, en Amérique précolombienne, en Afrique du Sud et en Europe, on utilisait également les feuilles et les châtons pour les mêmes raisons. Cette usage s'est maintenu jusqu'à la découverte de l'aspirine, vers la première moitié du 19ème siècle ...

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