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Les bryophytes et les ptéridophytes du boisé du Tremblay


Les bryophytes et les ptéridophytes sont des végétaux anciens du point de vue évolutif. Ils ont formé la tête de pont qui a permis la colonisation du milieu terrestre. Évidemment, les espèces d'aujourd'hui ne sont pas celles qui ont participé à cette conquête. Elles en sont néanmoins les descendantes directes et ont gardé une biologie semblable à leurs ancêtres. En particulier, elles se reproduisent par spores et non par graines.

Les plantes qui se reproduisent par spores forment deux grands groupes: celui des bryophytes constitué principalement par les mousses et les hépatiques, et celui des ptéridophytes constitués des prêles, des lycopodes et des fougères. Les champignons et la plupart des algues se reproduisent également par spores, mais ne font par partie du règne végétal.

Au Boisé du Tremblay, on a recensé jusqu'à présent douze espèces de bryophytes et de ptéridophytes. Cette année, il en a été ajouté une, et pas n'importe laquelle. Il s'agit de la Botryche à feuille de matricaire (Botrychium matricariifolium). 

Pourquoi est-ce si intéressant ? Il faut savoir que les botryches sont les plus anciennes des fougères. Elles sont aussi difficiles à trouver, parce qu'elles sont plutôt rares, parce qu'elles sont généralement de petite taille et parce que leur nombre à un même endroit peut varier d'une année sur l'autre. En effet, si les conditions ne sont pas propices à leur émergence, elles restent en dormance sous terre.

Une des particularités des botryches est que leur germination et leur croissance à l'état adulte sont étroitement dépendantes de certains mycorhizes. Par conséquent, toute perturbation du sol peut leur être fatale. D'ailleurs, le genre est en déclin et beaucoup d'espèces sont protégées. Ce n'est pas le cas de notre Botryche à feuille de matricaire au Québec, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en prendre soin.

Je me souviens


C'était dans les Laurentides, à la fin de l'été, par un matin ensoleillé mais frais. Nous progressions sous le couvert des bouleaux et des faux-trembles sur un sentier étroitement balisé par les sapins baumiers. L'humus étouffait le bruit de nos pas. Nous allions à la rencontre de ce que la nature avait à nous offrir, les yeux ouverts aux mouvements devant, les oreilles attentives aux sons alentour.
Et puis, nous sommes arrivés à une clairière, un affleurement de vieux granit usé et balafré. Là où l'homme n'avait pas marché, il était recouvert de larges plaques de mousses, de lichens et de champignons. Nous avons immédiatement perçu le charme du lieu sans vraiment en situer l'origine.  Couleurs, formes, composition, lumière, douceur du soleil, c'est en nous arrêtant pour nous imprégner de l'ambiance que nous avons compris. Nous assistions à une assemblée des premières formes de vie terrestres.