Perdue ?

Les couleuvres rayées couchent dans la lavande, se font bronzer dans la clématite, prennent l'apéro dans le houblon et vont se nourrir dans le bassin. Le reste du temps, elles jouent à cache-cache.

Au pied du sureau
Couleuvre rayée


Plaisir coupable

Jardin de lamiacées médicinales

Aujourd'hui, j'avoue un plaisir coupable: j'ai gardé d'une vie antérieure de pharmacologue, un goût pour les plantes médicinales. À moins que je sois devenu pharmacologue parce que je m' intéressais aux plantes médicinales; allez savoir. Toujours est-il que je les collectionne dans mon jardin, où elles sont rassemblées par famille. Comme je vis dans le sud du Québec, la collection se limite aux vivaces capables de supporter un climat de type continental humide avec été tempéré et aux annuelles pouvant se resemer spontanément. 
L'année dernière, la famille des lamiacées a adopté un nouveau membre, l'Agripaume cardiaque (Leonurus cardiaca). Je ne connaissais que le nom et les propriétés de cette plante d'origine européenne. Cette année, ayant passé l'hiver avec succès (il y a toujours un doute), je constate qu'elle a l'air de se plaire chez nous. Nous  sommes le 23 juin et elle est plus grande que moi, et aussi haute que son voisin amélanchier. La seule petite déception, c'est la floraison, relativement insignifiante.

Agripaume cardiaque et amélanchierAgripaume cardiaque
Agripaume cardiaque

Arbol del coral

Nature morte

Début mai, sur la calle Marquesa de Moya dans le vieux Malaga (Espagne), un artiste sud-africain reproduit inlassablement sur le trottoir la même œuvre éphémère. Il s'appelle Erythrina caffra.

Erythrina caffra
Erythrina caffra

Un 16 juin au Boisé des douze

Le boisé des douze à Saint-Hyacinthe fait partie des lieux que je visite annuellement. Cet endroit discret semble être une réserve inépuisable de biodiversité et, chaque fois, j'y découvre au moins une nouvelle plante. Cette année, j'y ai observé le grémil (Lithospermum officinale), une plante médicinale d'Europe que je savais naturalisée en Amérique du Nord, mais que je n'avais encore jamais rencontrée au Québec.

Dierville chèvrefeuille
Moqueur roux
Grémil officinal

La résurrection du Frêne

Après l'agrile du frêne, la repousse

Faut-il y croire ? Comme je suis un produit du cartésianisme, j'attendrai de voir si ces repousses des arbres infectés par l'agrile du frêne deviennent des arbres.
Mais la question ne devrait-elle pas plutôt être: "Pourquoi s'inquiéter de la morbidité du frêne alors que, par exemple, des centaines d'espèces connues et inconnues s'éteignent dans l'indifférence quasi-générale avec la déforestation de l'Amazonie, que la forêt de Sumatra est remplacée par la culture de l'huile de palme et que les forêts boréales sont coupées pour produire des mouchoirs en papier.
Quelques chiffres sur la déforestation mondiale -->

Bonne heure

Il pleut sur le jardin. L'eau ruisselle dans la gouttière, les feuilles bruissent, le merle chante. Il n'en faut pas plus.


Le salsifis vous trahit

Salsifis douteux

Si on vous demande ce que vous faisiez entre deux et trois heures de l'après-midi, ne répondez jamais que vous photographiiez un salsifis. À cette heure-là, la fleur est fermée. Elle ne se rouvrira que le lendemain, du lever du soleil jusqu'à environ 11 heures du matin. Pourquoi ? Comment ? Difficile à dire dans le cas du salsifis. Tout ce que je peux dire, c'est que son ouverture semble strictement déclenchée  par la lumière, à condition toutefois qu'elle succède à une période d'obscurité. En lumière continuelle, la fleur reste fermée. Chez d'autres plantes, c'est plutôt la température ou l'humidité (deux facteurs plus ou moins reliés au rythme circadien dans certaines régions) qui commande. 
Quant à la fermeture de la fleur, il y a plusieurs mécanismes possibles selon les plantes. Lequel s'applique au salsifis ? La question reste en suspens en ce qui me concerne. Si cela vous tente de creuser la question, il y a ces deux articles pour commencer:  
  1. Flower opening and closure: a review. W.G. van Doorn,  U.van Meeteren. Journal of Experimental Botany, Volume 54, Issue 389, 1 August 2003, Pages 1801–1812.
  2. Flower opening and closure: an update. W.G. van Doorn, C. Kamdee, Journal of Experimental Botany, Volume 65, Issue 20, 1 November 2014, Pages 5749–5757.

Salsifis des prés

Jardin botanique de l'Université Casimir le Grand

Environ 50 mètres sur 100 au cœur de Bydgoszcz, et pourtant on peut s'y perdre. D'ailleurs, entre nous, on y vient pour ça et pour le plaisir d'une conversation silencieuse avec ses habitants.

Jardin botanique de l'Université Casimir le Grand
Geai des chênes
Jardin botanique de l'Université Casimir le Grand
Pinson des arbres
Jardin botanique de l'Université Casimir le Grand
Corneille mantelée

Robinier faux-acacia

Les haricots magiques existent. Sinon, comment justifier l'existence du Robinia pseudoacacia ? Aussi surprenant que cela paraisse, cet arbre originaire de l'est des États-Unis et naturalisé en Europe appartient à la même famille que le haricot (Phaseolus vulgaris) et le petit pois (Pisum sativum), celle des fabacées qui regroupe plus de 10000 espèces. D'ailleurs, en y regardant de près, l'air de famille est évident avec ses feuilles composées-pennées et ses grappes de fleurs à symétrie bilatérale qui produiront des gousses.
Preuve supplémentaire de la magie qui imprègne cette plante: comme dans le conte, son sommet abrite des géants...en tout cas dans le monde des pigeons.

Robinier faux-acacia
Pigeon ramier

Cercle vertueux

À Bydgoscz (Pologne), les arbres morts font œuvre utile. Certains se remplissent de feuilles et se réincarnent en bibliothèque, d'autres se révèlent dans des "sylvithèques".

Arbre-bibliothèque de Bydgoszcz
Arbre bibliothèque de Bydgoszcz"Sylvithèque" de Bydgoszcz
"Sylvithèque" de Bydgoszcz