Vie de Monarque



En véritable paparazzi de la nature, j'ai réussi à surprendre le couple royal en plein ébat. Ils sont restés ainsi dans le jardin une bonne partie de l'après-midi, puis nous les avons perdus de vue. Maintenant, il va falloir que j'inspecte le revers des feuilles d'asclépiade à la recherche de l’œuf princier.




Eupatoire pourpre

Photo de Kurt Stüber [1] [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons
Eutrochium purpureum (Astéracées) est aussi appelée Herbe à la gravelle ou Herbe à la trompette.
L’eupatoire perfoliée est une grande plante vivace du nord-est de l’Amérique du Nord. Elle préfère les terrains partiellement ombragés et les sols humides, mais peut se contenter de sols secs exposés au soleil.
On utilise la racine, qui est antirhumatismale, diurétique et litholytique.
Parmi les principes actifs de l’eupatoire pourtpre, on trouve :
  • L’euparine
  • L’eupatorine, un flavonoïde auquel on attribue l’effet diurétique.
Contre les affections de l’appareil urinaire (lithiase urinaire, cystite, urétrite, prostatite), les rhumatismes, la goutte et la lithiase biliaire.
  • Décoction de 2 à 4 g dans 150 ml d’eau, 3 fois par jour.
  • Extrait liquide (1:1 dans l’éthanol à 25 %) à raison de 2 à 4 ml, 3 fois par jour.
  • Teinture (1:5 dans l’éthanol à 40 %) à raison de 1 à 2 ml, 3 fois par jour
En l’absence de données toxicologiques, les femmes enceintes et celles qui allaitent devraient s’abstenir de l’utiliser. Par ailleurs, les parties aériennes de la plante contiendraient de l’échinatine, un alcaloïde pyrrolizidinique toxique pour le foie.

Eurêka

L'adirondack rouge est un instrument de mesure fiable qui permet au chercheur d'évaluer les différentes variables de son expérience

Comme l'inventeur de la brosse a dent à deux faces qui nettoie aussi la langue (mais oui), j'ai moi aussi consacré des années de ma vie à la recherche, celle d'un substitut à ces herbes que certains appellent gazon, et je vous livre aujourd'hui en grande première les résultats préliminaires de mon étude.
Fini les engrais, les pesticides, le gaspillage d'eau, les sacs de semences et de compost. Terminé le bruit de moteur, l'odeur de gaz d'échappement, l'essence, les émissions de carbone et d'autres gaz à effet de serre. Vade retro les aérateurs de sol, les rouleaux, les râteaux à gazon, les épandeurs d'engrais, les gicleurs, les arraches-pissenlits et autres gadgets aussi inutiles que dispendieux. Je vous présente l'herbe-aux-écus (Lysimachia nummularia), une rampante qui nous vient d'Europe. Elle ne dépasse pas 5 centimètres de hauteur, se propage rapidement, supporte l'ombre et le plein soleil, passe l'hiver beaucoup mieux que moi, finit par étouffer toutes les "mauvaises herbes" et ne demande aucun autre entretien que de l'arracher quand elle dépasse les bornes. Elle résiste même à la débroussailleuse de mon voisin qui réduit systématiquement à néant tous mes efforts pour remplacer les adventices qui colonisent la haie par autre chose que du paillis rouge. Et en plus, elle se constelle de magnifiques fleurs jaunes au mois de juillet, qui pourraient faire envie à tous les arracheurs de pissenlit des alentours.
Bon, je dois quand même avouer que tous les problèmes ne sont pas résolus. Mais la brosse à langue n'a-t-elle pas, elle aussi, ses limites ? Il reste en effet une toute petite question à régler, celle du piétinement. On est encore loin du jour où les footballeurs, qui sont aussi de grands romantiques, refuseront d'investir la surface de jeu sous prétexte qu'elle est en fleur.