Roselin leucique



Il est arrivé à plusieurs occasions que nous fassions de belles observations sans avoir à bouger de la maison. Ce matin, il s'agissait d'un roselin familier atteint de leucisme partiel.
Le leucisme est une absence congénitale de pigmentation des téguments. Partiel ou total, il est causé par l'absence de toutes les cellules pigmentaires dans une région plus ou moins étendue de l'organisme. Il ne faut pas le confondre avec l'albinisme qui n'affecte que les cellules qui produisent la mélanine. C'est occasionnel, cela affecte toutes les espèces animales et ça excite toujours l'observateur de la faune qui croit, une fraction de seconde, avoir découvert une espèce rare ou nouvelle à sa mangeoire.

Un 12 décembre dans le boisé du Tremblay



En me promenant dans le boisé du Tremblay cet après-midi, je suis tombé sur le met préféré des cerfs de Virginie, après les thuyas de mes voisins. En m'approchant pour me rassurer sur leur présence, j'ai pu constater que les cornouillers stolonifères avaient été broutés récemment; si récemment que j'ai aperçus les cerfs un peu plus loin. Il y avait aussi une piste qui pourrait avoir été tracée par un renard roux au galop.

Cornouiller hart-rouge ou stolonifère à l'écorce rouge si caractéristique

Un 5 décembre dans le boisé du Tremblay



La journée n'est pas encore commencée que le boisé est déjà à moi, ou presque.
À en juger par les pas que j'emprunte le temps d'un sentier, nous sommes deux ce matin pour assister au lever du jour, à défaut du soleil. Deux humains et rien de plus. En tout cas, rien qui n'ait laissé des traces dans la neige fraîche de cette nuit.





Cela exclut évidemment les oiseaux qui, beau temps mauvais temps, été comme hiver, se réveillent toujours de bonne heure. Pourtant, pics, sittelles, mésanges et cardinaux semblent de moins en moins nombreux. 
Au sommet d'un arbre, une pie-grièche est déjà à l'affût et j'entends les trois corbeaux du coin se raconter leur rêve dans cette langue gutturale si caractéristique.