Abeilles en difficulté

Depuis que le printemps est arrivé (faut le dire vite !), je sors surveiller l'arrivée des mes abeilles charpentières. L'installation de l'abri a été un succès et, chaque année, elles reviennent plus nombreuses. On a même créé des liens et quand je m’assois dans les marches pour boire mon café au soleil, elles viennent parfois se réchauffer sur mes genoux. 
Cette année, je les trouvais apathiques. Il est vrai que la température et la pluie n'aident pas. Vol lourd, souvent posées au sol, essayant de prendre de la hauteur en grimpant le long des brins d'herbes, bref un comportement inhabituel. En m'approchant pour voir ce qui n'allait pas, j'ai tout de suite remarqué que le thorax et une partie de l'abdomen étaient recouverts d'une pruine brunâtre. Je me suis alors immédiatement souvenu des images d'insectes infectés par des champignons que m'avaient montré un ami et collègue biologiste, Olivier Peyronnet pour ne pas le citer.
J'ai donc cherché de ce côté-là et, en développant les photos, je me suis rendu compte qu'il devait plutôt s'agir d'acariens. Cela n'augure rien de meilleur pour mes pauvres abeilles, car ce sont des hématophages qui finissent par les tuer. Jusqu'à présent, toutes celles que j'ai vu étaient infestées de parasites 




Mouette atricille, Leucophaeus atricilla, Laughing Gull


Je sais pourquoi les mouettes ont la tête noire. C'est parce que, contrairement aux goélands, elles n'aiment pas se mouiller la tête quand elles plongent pour attraper du poisson. Elles préfèrent enfiler un casque de bain et, même s'il n'est pas très ajusté autour des yeux, il est quand même assorti à leurs palmes. Les mouettes sont coquettes.  

Oeufs de Pâques


En ce 21 avril, le défi consistait à trouver des signes du printemps. Aussi, pendant que la communauté des observateurs et photographes d'oiseaux du Québec se bousculait à Pointe-Calumet pour observer une paruline de Townsend, une égarée de l'ouest, nous sommes descendus dans l'extrême sud du Québec à la rencontre des premiers revenants.


À la réserve nationale du lac Saint-François, les grues du Canada étaient déjà là et un couple de balbuzards pêcheurs construisait son nid. Quelques rainettes crucifères lançaient des incantations pour éloigner l'hiver pendant qu'une armée de symplocarpes tentait de repousser la neige.


Il parait que leurs fleurs, cachées au milieu de la spathe, dégagent une odeur putride qui attire certains insectes amateurs. Je le crois car je ne suis pas assez souple pour aller les renifler et j'aurais trop peur que la neige gagne du terrain si j'en cueillais une. Dans un mois, les choux puants victorieux se coifferont d'une couronne de laurier et ressembleront à ça.