Ce matin dans le boisé du tremblay, en observant ce raton laveur qui se préparait à aller dormir à la fourche de deux branches, je me suis souvenu de cette étude de Gaynor et al. intitulée "The influence of human disturbance on wildlife nocturnality", publiée dans Science en 2018 et à lire ici , et je me suis demandé si le raton laveur faisait partie des ces espèces qui ont décalé leur activité vers la nuit pour éviter les interactions avec l'être humain.
J'avais pris pour acquis que le raton était un animal nocturne, mais je méfie toujours des certitudes, surtout les miennes. Après vérification, je suis rassuré: le raton est bel et bien une espèce naturellement nocturne et crépusculaire, et nous n'y sommes pour rien même si notre voisinage l'a renforcé dans ses habitudes. Pour preuve, sa rétine est tapissée d'un tapetum lucidum, une membrane située derrière la rétine qui réfléchit la lumière et agit comme un amplificateur. C'est une adaptation anatomique bien pratique pour descendre de son arbre à la lueur des étoiles et aller fouiller nos poubelles.


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