Les mammifères du Boisé du Tremblay

L'année 2025 a été riche en observations puisque les visiteurs naturalistes du Boisé du Tremblay ont ajouté 4,5 espèces de mammifères au guide "Mammals of Boisé du Tremblay". 

Je vous explique le demi dans un instant, mais tout de suite, je voudrais souligner le travail de Vincent Auclair, acousticien spécialiste des chiroptères, qui ajoute deux espèces de chauve-souris à la biodiversité du Boisé du Tremblay: le Murin argenté et la Sérotine brune.

Parmi les ajouts, il faut aussi signaler deux représentants des mustélidés : l'Hermine d'Amérique et le Vison d'Amérique.

Passons maintenant à l'explication de la demi-espèce supplémentaire. En réalité, ce demi fait référence à une espèce à part entière, mais souligne une approximation concernant son identification. Plus clairement, jusqu'à présent, seule la Souris sylvestre (Peromyscus maniculatus) avait été rapportée dans le boisé. Étrangement, aucune Souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus) n'y avait été vue. Pourtant, ces deux souris partagent souvent le même habitat et des habitudes de vie très similaires, au point même de parfois se plaire et de s'accoupler (cela reste encore exceptionnel au Québec). 

Tout ça pour vous dire comme elles sont semblables. Néanmoins, cela n'empêchait pas quelques prétentieux, dont je faisais partie, d'imaginer pouvoir les distinguer. Eh bien, sachez que si vous vous contentez de les regarder, il n'y a qu'une chance sur deux que vous arriviez à les identifier correctement. En d'autres mots, c'est pile ou face.

En effet, seule une analyse génétique permet de les identifier avec certitude. Évidemment, c'est une méthode longue et impossible à mettre en œuvre sur le terrain. Aussi, quelques biologistes sont parvenus, localement, à établir une équation combinant quelques mensurations clés comme la longueur du crâne, le rapport longueur de la queue / longueur du corps, le poids, la longueur de l'oreille et la longueur de la patte postérieure, afin d'obtenir une identification fiable à partir de critères mesurables sur le terrain. Dans le meilleur des cas, la fiabilité est de 97 à 98 % ; ce qui est déjà énorme. J'ai précisé plus haut que ces expériences sont locales. En effet, les résultats validés par une comparaison avec l'ADN ne peuvent s'appliquer que localement et doivent être réajustés quand on change de région, car le milieu et l'évolution des populations influencent la morphologie des souris.

Par conséquent, puisqu'il est quasiment impossible de distinguer les deux souris et que les deux espèces sont présentes dans le sud du Québec, j'ai arbitrairement ajouté la souris à pattes blanches (Peromyscus leucopus) à liste du guide des mammifères du Boisé du Tremblay.

Références:


Les oiseaux du Boisé du Tremblay

Le 7 janvier 2025, date de la dernière mise à jour, le guide "Birds of Boisé du Tremblay" contenait cent vingt-deux espèces d'oiseaux. Il en compte maintenant 125.

Au cours de 2025, les observateurs qui ont fréquenté le boisé ont ajouté : la Bécassine de Wilson, la Paruline à joues grises et le Troglodyte de Caroline.

Il est à noter que les gobemoucherons gris-bleu qui ont niché trois années de suite en bordure du chemin, entre l'entrée "chemin du Tremblay" et l'entrée du coin "Cantin/Braille", ne sont plus rapportés depuis deux ans. Ils ont probablement battu en retraite devant les bucherons qui ont "sécurisé" les lieux pour que les promeneurs de chien puissent s'exercer au lancer de sac à crottes.

Il ne reste plus à espérer que les oiseaux se soient enfoncés dans le bois à la recherche de tranquillité.

La mise à jour des autres guides suivra sous peu.

Un 30 novembre dans le boisé du Tremblay

Malgré sa taille relativement petite, la pie-grièche est une tueuse de rongeurs redoutable

Matinée grise, venteuse et neigeuse. En somme, aucune raison de sortir si ce n'était cette alerte des oiseaux rares tombée dans ma boite à courriel qui signalait un moqueur polyglotte dans le boisé du Tremblay. 

D'habitude, nous n'y allons pas à cause des attroupements que suscite ce genre d'alertes, mais l'occasion de ne pas céder au confort et à la facilité était trop belle et nous avons chaussé nos bottes. Après quelques pas d'adaptation au vent glacial, le plaisir de la marche l'a emporté sur tout le reste. 

Nous avons cherché le moqueur en vain. Le seul oiseau gris que nous avons trouvé est une pie-grièche boréale qui chassait malgré les bourrasques.