Peuplier deltoïde, Populus deltoides, Eastern Cottonwood


Impossible de travailler aujourd'hui. Je loue ces propriétaires de VUS qui ont fait tourner leur moteur tout l'hiver dans les stationnements afin de nous offrir un printemps hâtif. Ils ont tellement bien fait que même l'été est en avance: 31° C, un 16 avril. Serait-ce le printemps le plus chaud du siècle ! Les professionnels du superlatif doivent être en train de consulter leur almanach  La météo se prête à une virée au bord du Saint-Laurent, d'autant plus que les radars nous annoncent des "flocks" migratoires. Alors, c'est décidé; aujourd'hui, ce sera école buissonnière. Il faut bien que quelqu'un accueille ces voyageurs du sud. Je débauche ma blonde et en route pour une virée au bord du Saint-Laurent dans le coin de Boucherville.

Comme l'un n'empêche pas l'autre, pendant que les oreilles répertorient les oiseaux, les yeux regardent pousser les fleurs. Qui parle de perte de temps !  Cela nous a permis de constater à quel point les bourgeons du Peuplier deltoïde (ou à feuilles deltoïdes) sont résineux et d'admirer quelques belles tiges fertiles de Prêle des champs.
Demain, après cette belle journée d'été, ce sera à nouveau le printemps !

Baie-du-Febvre

Il y a longtemps que nous n'étions pas aller à Baie-du-Febvre, une belle place pour y observer les oies des neiges en route vers  l'île Bylot, légèrement plus au nord. C'était frisquet, mais ça valait le détour. Nous y avons vu les oies, bien sûr, mais aussi la spécialité locale et rare au Québec, l'Érismature rousse. 
Dans le petit film qui suit, vous allez entendre son chant, qui ne vient pas à proprement parler du canard mais d'un enregistrement répété par un groupe de campeurs ventripotents qui se prenaient pour des photographes animaliers. 

Il ne manquait que la bière !
Si je devais voir les choses du bon côté, je dirais qu'il vaut mieux les voir avec un appareil photo qu'avec un fusil de chasse et qu'après tout, ces photographes-là savaient au moins ce qu'ils photographiaient puisqu'ils faisaient jouer le bon chant. Il y en a tellement d'autres dont la taille de l'équipement n'a d'égal que l'ignorance. Je me suis permis de mettre leur photo puisqu'elle est assez mauvaise pour qu'eux seuls puissent se reconnaître. 
Mais revenons à nos érismatures en pleine pariade. On commence par madame, sobre dans ses couleurs et dans son comportement, suivie par monsieur qui veut impressionner. 


Nous avons eu d'autres belles surprises. Par exemple, dans le dos des photographes, les champs s'étaient transformés en mini Grand-Nord; nous y avons observé une troupe de bruants des neiges, pardon de plectrophanes des neiges, un plectrophane lapon et deux Harfangs des neiges.

Le temps des sucres

Érable est un grand sensible; il pleure de joie au premier signe de réchauffement et rougit à la moindre contrariété.