Le temps des arbres

Oyez, oyez ! Mon micocoulier (Celtis occidentalis) a fleuri. 

Ok, pour vous, ça ne veut pas dire grand chose, mais pour moi ça veut dire beaucoup... évidemment (toute ressemblance avec une chanson de Michel Berger n'est pas fortuite).

Quand même, il aura fallu environ 25 ans et la traversée d'un fleuve pour qu'un fruit cueilli à Laval (Québec), germé à Montréal et déménagé à Longueuil produise un arbre sexuellement mature ; sans oublier une attaque de psylles du micocoulier à laquelle il a survécu. 

De toute façon¸ il aurait été surprenant qu'il en meure, car les micocouliers résistent à tout, parait-il, même à la pollution humaine. Finalement, sa seule petite faiblesse est de nous servir à rien. Or, on sait bien que nous ne prenons soin que des êtres et des choses qui peuvent nous être utiles.

Pourtant, ses fruits sont comestibles et quelques unes des Premières Nations accordaient des propriétés médicinales à son écorce. Aujourd'hui, les scientifiques, une poignée tout au plus, s'intéressent aux vertus antioxydantes et cytotoxiques des ses feuilles.

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