C'est ce que nous avons trouvé en nous promenant dans le parc des îles de Boucherville au milieu des verges d'or, des tanaisies et des glycines tubéreuses. Il y avait aussi un dindon sauvage.
Vous dire si les solidages étaient canadiens, très hauts ou autre… j'avoue que cela ne m'intéressait pas vraiment sur le moment, qui était plutôt contemplatif.
Plus loin, nous sommes tombés sur un aménagement qui m'a presque fait croire en un avenir meilleur. Habituellement, quand des frênes meurent de l'agrille, on les coupe à la base et on replante, dans le meilleur des cas, une espèce unique en rangs régulièrement et exagérément espacés. La théorie qui guide ce style de plantation tient probablement plus du taylorisme que de l'écologie et le résultat est généralement navrant pour les yeux.
À Boucherville, on a innové en s'inspirant un peu plus de la nature. D'abord, on a coupé plus haut, laissant ainsi une chance à la faune utilisatrice de bois mort d'en profiter. On a aussi planté plus serré et selon une géométrie qui m'a semblé moins rectiligne. Enfin, on a mélangé les essences.





